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Module 1 : Analyse financière et équilibre économique de l'organisation
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CHAPITRE 1 – Les documents de synthèse : bilan et compte de résultat
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CHAPITRE 2 – Analyser la structure financière : fonds de roulement et besoin en fonds de roulement
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CHAPITRE 3 – Les ratios financiers clés et leur interprétation
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CHAPITRE 4 – Rendre compte de l'équilibre financier à la direction
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CHAPITRE 5 – Identifier et signaler les risques financiers de l'organisation
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🚨CERTIFICATION
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EVALUATION
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MODULE 2 : Trésorerie : états de rapprochement, mouvements et état périodique
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CHAPITRE 1 – La trésorerie : définition, enjeux et indicateurs
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CHAPITRE 2 – Les mouvements de trésorerie : encaissements et décaissements
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CHAPITRE 3 – L'état de rapprochement bancaire
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🚨CERTIFICATION
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CHAPITRE 4 – L'état périodique de trésorerie et le budget de trésorerie
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CHAPITRE 5 – Analyser et rendre compte de la situation de trésorerie
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🚨CERTIFICATION
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EVALUATION
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MODULE 3 : TVA : éléments de la déclaration et obligations fiscales
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CHAPITRE 1 – Les principes fondamentaux de la TVA
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CHAPITRE 2 – Les différents taux de TVA et les opérations concernées
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CHAPITRE 3 – Calculer la TVA collectée et la TVA déductible
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CHAPITRE 4 – Établir la déclaration de TVA (CA3 / CA12)
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CHAPITRE 5 – Les cas particuliers et les obligations déclaratives
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🚨CERTIFICATION
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EVALUATION
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MODULE 4 : Gestion des approvisionnements et des stocks
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CHAPITRE 1 – Les fondamentaux de la gestion des achats et des approvisionnements
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CHAPITRE 2 – Les méthodes de gestion des stocks et de valorisation
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CHAPITRE 3 – Le processus d'achat : de la demande au bon de commande
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CHAPITRE 4 – La réception, le contrôle et le suivi des livraisons
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CHAPITRE 5 – La réglementation des stocks et la gestion des produits sensibles
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CERTIFICATION
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EVALUATION
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MODULE 5 : Plannings d'activité et bases de données internes
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CHAPITRE 1 – Les outils de planification de l'activité (planning, diagramme de Gantt)
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CHAPITRE 2 – Créer et maintenir des plannings d'activité actualisés
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CHAPITRE 3 – Les bases de données internes : structure, mise à jour et utilisation
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CHAPITRE 4 – Actualiser et diffuser l'information interne sur le support adéquat
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CHAPITRE 5 – Les activités support au bon fonctionnement de l'organisation
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🚨CERTIFICATION
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EVALUATION
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MODULE 6 : Suivi des factures achats et des fournisseurs via PGI
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CHAPITRE 1 – La facture d'achat : réception, vérification et enregistrement
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CHAPITRE 2 – Le suivi des comptes fournisseurs via PGI
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CHAPITRE 3 – Les modalités et procédures de règlement des fournisseurs
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CHAPITRE 4 – La gestion des litiges fournisseurs et des avoirs
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CHAPITRE 5 – Le rapprochement des relevés fournisseurs
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🚨CERTIFICATION
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EVALUATION
📝– Les fondamentaux de la gestion des achats et des approvisionnements
Les personnes malvoyantes peuvent activer un mode contraste élevé pour améliorer la lisibilité des contenus.
Les personnes malvoyantes peuvent activer un mode contraste élevé pour améliorer la lisibilité des contenus.
Chapitre 1 – Les fondamentaux de la gestion des achats et des approvisionnements
1.1 – Les objectifs de la fonction achat : coût, qualité, délai, sécurité d'approvisionnement
La fonction achat poursuit simultanément quatre objectifs structurants qui forment ce que les acheteurs appellent classiquement le « carré magique » des approvisionnements.
Le premier objectif, le coût, ne se limite pas au prix unitaire négocié sur le bon de commande mais englobe le coût total d'acquisition (Total Cost of Ownership) intégrant le transport, les droits de douane, les coûts de stockage induits, les coûts de non-qualité et les coûts de financement liés aux délais de règlement.
Le deuxième objectif, la qualité, désigne la conformité du bien ou du service livré au cahier des charges initial, mesurée par des indicateurs comme le taux de non-conformité à réception ou le taux de retour client.
Le troisième objectif, le délai, recouvre à la fois le délai de mise à disposition initiale et la régularité des livraisons successives, deux dimensions essentielles pour éviter les ruptures de production.
Le quatrième objectif, la sécurité d'approvisionnement, vise à garantir la continuité d'activité même en cas d'aléa fournisseur, géopolitique ou climatique, ce qui passe par la diversification des sources et la constitution de stocks tampons.
Chez Distrimat, l'acheteur Yann Lebœuf doit ainsi arbitrer en permanence entre ces quatre exigences. Lorsqu'il consulte le fournisseur Schneider Electric pour un lot de 200 disjoncteurs, le tarif négocié à 18,40 € pièce semble attractif comparé aux 19,20 € de Legrand, mais le délai annoncé de 6 semaines contre 2 semaines fragilise les chantiers en cours du client Sogea Construction.
La direction tranche en faveur de Legrand au nom de la sécurité d'approvisionnement, démontrant que l'objectif coût seul ne peut jamais primer sur la cohérence globale du carré magique.

Le carré magique des achats
1.2 – L'identification et la formalisation des besoins d'approvisionnement
Toute démarche d'achat commence par une question simple en apparence mais décisive en pratique : de quoi l'organisation a-t-elle besoin, en quelle quantité, à quelle date et avec quel niveau de qualité ?
Tant que cette question n'a pas trouvé une réponse précise et écrite, il est inutile, voire dangereux, de contacter un fournisseur. L'identification des besoins est donc l'étape fondatrice du cycle d'approvisionnement, celle qui conditionne la pertinence économique de tout ce qui suivra.
Elle s'opère à deux niveaux. D'abord au niveau opérationnel, où chaque service utilisateur (production, maintenance, services généraux, marketing) recense ses consommations prévisionnelles à partir d'un plan de charge, d'un budget validé ou d'un historique de consommation.
Ensuite au niveau stratégique, où l'équipe achats consolide ces besoins individuels pour identifier des leviers de massification et de standardisation.
La formalisation du besoin prend la forme d'un cahier des charges qui décrit avec précision le bien ou le service attendu : caractéristiques techniques, normes applicables, quantité, calendrier de livraison, conditions de service après-vente, contraintes budgétaires.
Un cahier des charges mal rédigé expose à des malentendus coûteux : un fournisseur qui livre des chaises de bureau en cuir alors que le service achats attendait du tissu, ou un prestataire qui facture une formation présentielle là où le demandeur souhaitait du distanciel.
Chez le grossiste alimentaire Frais & Plus à Nantes, l'assistante d'approvisionnement Sophie Bertrand a institué la règle suivante : aucune demande d'achat supérieure à 1 500 € n'est transmise sans un mini-cahier des charges d'une page comportant au minimum la référence souhaitée, la quantité, la date butoir et le motif d'achat.
Depuis cette discipline, le taux de retour fournisseur a chuté de 9 % à 2,3 % en un an. La leçon est limpide : prendre dix minutes pour formaliser le besoin évite des heures de litiges en aval.

Du besoin au cahier des charges
1.3 – Le sourcing et l'évaluation des fournisseurs
Le sourcing désigne l'ensemble des démarches de prospection, d'identification et de qualification de fournisseurs potentiels capables de répondre à un besoin formalisé.
C'est une activité de veille et d'enquête qui mobilise plusieurs canaux : annuaires professionnels (Kompass, Europages), salons sectoriels, recommandations de pairs, plateformes en ligne (Manomano Pro, Alibaba B2B), syndicats professionnels et bases internes.
L'enjeu n'est pas seulement de trouver « un » fournisseur, mais de constituer un panel de plusieurs fournisseurs sur chaque famille d'achat afin de préserver une marge de manœuvre dans la négociation et de prévenir les risques de dépendance.
La règle empirique souvent retenue dans les PME consiste à disposer d'au moins trois sources qualifiées par catégorie sensible. Une fois les candidats identifiés, l'évaluation peut commencer : il s'agit de vérifier que le fournisseur dispose des capacités techniques, financières et organisationnelles pour livrer effectivement la prestation attendue.
L'évaluation s'appuie sur une grille multicritère pondérée qui couvre généralement la santé financière (chiffre d'affaires, résultat net, ancienneté de l'entreprise consultable sur Pappers ou Infogreffe), la qualité (certifications ISO 9001, références clients), la capacité de production, la politique RSE (label EcoVadis, engagements environnementaux), la solidité commerciale (références sectorielles, taux de service) et la conformité réglementaire.
Chez la librairie indépendante Au Fil des Pages à Strasbourg, la gérante Margaux Dubreuil tient un fichier fournisseurs Excel avec une note globale sur 20 attribuée annuellement à chacun de ses 47 partenaires.
Cette pratique lui a permis, en 2025, d'écarter un grossiste papetier dont la note avait chuté à 9/20 après trois retards consécutifs et une rupture critique avant la rentrée scolaire.
Le sourcing n'est donc pas une étape ponctuelle mais un processus continu : un bon panel fournisseurs est régulièrement rafraîchi, élargi sur les références sensibles et resserré sur les achats stratégiques, afin de combiner mise en concurrence et fidélisation des partenaires les plus performants.

Évaluation multicritère d'un fournisseur
1.4 – La négociation et la sélection du fournisseur
La négociation commerciale est l'art de transformer une offre fournisseur initiale en un accord équilibré qui sert les intérêts de l'organisation acheteuse sans détruire la relation à long terme.
Elle ne se réduit pas à une discussion sur le prix : un bon négociateur travaille sur l'ensemble des leviers du contrat, à savoir le prix unitaire mais aussi les conditions de paiement (délai de règlement à 30, 45 ou 60 jours), les remises liées au volume ou à la fidélité, les frais de port, la durée de garantie, les modalités de retour, les délais et pénalités de retard, ainsi que les clauses de révision de prix dans la durée.
La préparation pèse au moins autant que la séance elle-même : avant tout rendez-vous, l'acheteur établit son BATNA (Best Alternative To a Negotiated Agreement), c'est-à-dire la meilleure solution de repli si la négociation échoue, ce qui lui donne une force de conviction et l'empêche de céder dans l'urgence à des conditions défavorables.
La sélection finale s'appuie sur la grille de notation multicritère élaborée à l'étape précédente, complétée par les concessions effectivement obtenues en négociation.
Dans une PME industrielle comme Distrimat, l'acheteur Yann Lebœuf consulte systématiquement trois fournisseurs pour tout achat supérieur à 3 000 € et formalise sa décision dans un tableau comparatif transmis au directeur général pour validation.
En octobre 2025, ce processus l'a conduit à retenir Rexel plutôt que Sonepar pour un marché annuel de câbles électriques d'un montant de 84 000 €, non parce que le prix de Rexel était le plus bas (il était 1,8 % plus élevé), mais parce que Rexel proposait une garantie de stock dédié à Lyon, un délai de livraison à 24 heures et une remise de fin d'année conditionnée au volume.
La sélection ne consiste donc jamais à choisir le moins cher : elle consiste à choisir l'offre globale qui maximise la valeur reçue pour l'organisation, en intégrant le prix, la performance opérationnelle et la qualité de la relation projetée.
Une fois le fournisseur sélectionné, l'acheteur formalise son choix par un courrier d'attribution adressé au gagnant et, par courtoisie professionnelle, par un courrier de remerciement aux fournisseurs non retenus.

Les 7 leviers de la négociation achat
1.5 – Les conditions générales d'achat et le cadre contractuel
Les conditions générales d'achat (CGA) sont le socle juridique unilatéral que l'organisation acheteuse oppose à ses fournisseurs pour encadrer l'ensemble des relations commerciales courantes.
Elles font pendant aux conditions générales de vente (CGV) que le fournisseur impose habituellement à ses clients, et l'enjeu de la négociation consiste précisément à déterminer quel jeu de conditions s'applique en cas de conflit.
Faute d'accord exprès, le Code de commerce français donne la primauté aux CGV dans les relations B2B, sauf si les CGA sont expressément acceptées par le fournisseur, généralement via la signature du bon de commande ou d'un contrat-cadre.
Les CGA encadrent des sujets sensibles comme les délais de paiement (plafonnés à 60 jours nets ou 45 jours fin de mois par la loi LME), les pénalités de retard, le transfert de propriété, la clause de réserve de propriété inverse, les exigences qualité, les responsabilités en cas de défaut produit, le traitement des données personnelles (clauses RGPD lorsque le fournisseur traite des données), et les modalités de résiliation.
Pour les achats récurrents et stratégiques, les CGA sont complétées par un contrat-cadre annuel ou pluriannuel signé entre les deux parties, qui fixe les volumes prévisionnels, la grille tarifaire, les niveaux de service attendus (SLA), les indicateurs de performance et les pénalités applicables.
Chez la PME industrielle Métallium à Saint-Étienne, le directeur achats Adrien Vidal a négocié en mars 2026 un contrat-cadre triennal avec son fournisseur d'acier inoxydable ArcelorMittal qui sécurise 480 tonnes annuelles, prévoit une révision trimestrielle indexée sur l'indice LME et garantit un délai de livraison maximal de 14 jours sous peine d'une pénalité de 0,3 % du montant de la commande retardée par jour ouvré.
Ce cadre contractuel protège Métallium contre la volatilité du marché et offre à ArcelorMittal une visibilité commerciale de moyen terme. L'assistant de gestion joue ici un rôle d'archivage rigoureux : il scanne les contrats signés, en assure le suivi des dates de renouvellement et alerte le service achats six mois avant chaque échéance pour anticiper la renégociation.

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